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COVID-19 : à quoi ressemblera le marché de l’auto après le confinement ?

Equipe Eplaque

Publié par Eplaque

Posté le 22 avril 2020 - 2 min de lecture ⏳

concessionnaire VW

C’est un secret de polichinelle que le marché de l’automobile est quasi à l’arrêt depuis plus d’un mois. Entre perte du pouvoir d’achat des consommateurs en raison de la crise économique engendrée par le coronavirus, perturbations de la fabrication des véhicules neufs et marché de l’occasion au point mort, à quoi va ressembler le marché de l’auto en France lorsque le confinement sera levé ? Une étude de KPMG tente d’y voir plus clair.

Le marché automobile français est paralysé

Depuis le confinement, changer de voiture est une préoccupation qui se trouve très loin de la plupart des Français. Certes, il y a bien eu des transactions qui ont été faites. Pour une urgence, que ce soit du côté des particuliers ou des professionnels. Mais en gros, on a assisté à un effondrement des ventes (-72 % rien que sur mars, avril devrait être pire). Du côté des constructeurs automobiles, la majorité des usines situées en Europe sont à l’arrêt. En bref, c’est morne plaine du côté du marché automobile, dans l’attente de la levée du confinement prévue actuellement le 11 mai. KPMG évoque « la crise la plus grave de l’histoire » du secteur automobile.

La demande spontanée ne suffira pas

A la fin du confinement, il ne faut pas s’attendre à la régularisation du marché. Certes, certains achats reportés se matérialiseront. Mais l’augmentation du chômage et la perte de confiance des ménages vont peser lourd sur le marché automobile français. Cette crise économique est unique. Jamais une récession n’a été aussi subite et violente. C’est pourquoi l’État devra intervenir afin d’assurer la relance du marché. Aussi bien du côté des consommateurs, des entreprises que des constructeurs automobiles.

Il ne devrait pas y avoir de pénurie en raison des stocks importants qui sont conservés par les acteurs du marché du neuf ou de l’occasion. Le souci sera du côté de la demande. KPMG préconise de renforcer le dispositif de la prime à la conversion. Non seulement cela permettrait de relancer le marché de l’auto, mais aussi de réduire la pollution et d’assurer des rentrées fiscales (carte grise, etc.). KPMG propose également des abattements fiscaux afin d’encourager les entreprises à investir dans des véhicules.

Quid de l’électrique

KPMG évoque le besoin d’être plus souple en ce qui concerne les objectifs écologiques. Si l’entreprise de conseil ne remet pas en cause les objectifs à long terme, elle pense que l’État doit faire preuve de plus de mansuétude en raison de la situation exceptionnelle dans laquelle nous sommes. De plus, l’effondrement des prix du brut (qui sont même passés en territoire négatif en raison de stocks qui débordent littéralement de pétrole) risque de faire du tort à la voiture électrique, devenue moins compétitive.

Constructeurs : besoin de s’adapter encore plus vite

Le secteur de l’automobile est occupé depuis plusieurs années à s’adapter à bien des changements. Nouvelles technologies, besoins des consommateurs qui changent, mobilité verte, autopartage, marketing, achats en ligne… La crise du COVID-19 va accélérer certains changements, ou en induire de nouveaux, notamment niveau de l’hygiène. Pour assurer leur pérennité, les constructeurs devront plus que jamais s’adapter durant la période compliquée qui s’annonce.

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