Histoire de la plaque d’immatriculation en France
Publié par Eplaque-3 min de lecture ⏳
Le 06/07/2022-Mis à jour le 27/05/2025

La plaque d’immatriculation française a plus de 100 ans. Si les premières automobiles circulaient sans plaque moderne, le besoin de les identifier se manifesta rapidement. Eplaque, le spécialiste de la plaque d’immatriculation en ligne et de la carte grise, vous propose de parcourir l’histoire de la plaque minéralogique en France.
Les origines de la plaque d’immatriculation française
La plaque visant à identifier un véhicule n’a pas fait subitement son apparition avec l’automobile. À vrai dire, des systèmes d’immatriculation des charrettes et carrosses existaient déjà ici et là dès le 18e siècle. Par exemple, le roi Louis XV décréta l’obligation d’apposer sur les véhicules une plaque mentionnant les coordonnées du propriétaire.
Cette obligation concernait aussi les premiers véhicules à moteur. En 1899, les propriétaires doivent désormais s’enregistrer à la préfecture. Un document est alors remis au propriétaire du véhicule : la carte grise française est née. Cependant, on ne peut pas encore parler de registre d’immatriculation telle que nous le connaissons aujourd’hui. Ce système apparaîtra néanmoins 2 ans plus tard.
Création du premier fichier d’immatriculation national français en 1901
C’est au tout début du 20e siècle qu’un véritable système d’immatriculation est mis en place en France. Un des précurseurs en la matière fut les Pays-Bas. En Hollande, ce fichier fut créé dès 1898.
La première plaque d’immatriculation française officielle comporte 3 chiffres et 1 ou 2 lettre(s). Le code alphabétique représente le code géographique. Par exemple, M correspond à Marseille, E, G, I U et X sont attribués à Paris, B à Bordeaux, etc. En 1919, les codes régionaux sont réorganisés. Ce sont les Mines qui sont responsables des cartes grises. D’où le terme plaque minéralogique.
Carte grise en préfecture : à partir de 1928
C’est en 1928 que la compétence de l’immatriculation est transférée des Mines aux préfectures. À l’occasion de cette réforme, un identifiant régional à 2 lettres est attribué à chaque département. Les plus peuplées se voient attribuer plusieurs codes. Par exemple, les véhicules dont la plaque comporte DT sont de Corse. Pour les voitures girondines, le code est de GA à GN. Ce système restera en vigueur jusqu’en 1950.
Plaque FNI (1950)
C’est en 1950 que le système d’immatriculation FNI apparaît. Il s’agit de l’acronyme de Fichier National des Immatriculations. Il ne sera plus modifié jusqu’en 2009.

Désormais tous les départements utilisent leur code INSEE à 2 chiffres en guise d’identifiant territorial. Il se trouve à la fin de la plaque. Le reste est composé respectivement de 4 chiffres et de 2 lettres, puis de ce code départemental.
Le FNI va consacrer l’apparition des plaques jaunes et blanches dès 1963. Jusque-là, la plaque était à fond noir et à caractères blancs ou argentés. Cependant, la plaque blanche à l’avant et jaune à l’arrière ne sera pas obligatoire jusqu’à 1993. À partir de 2007 la plaque blanche à l’arrière est désormais autorisée.
Plaque d’immatriculation SIV : 2009
Le système d’immatriculation en cours, le SIV, a été introduit le 15 avril 2009 pour les nouveaux véhicules. Ceux d’occasion sur concernés à partir du 15 octobre de la même année. Ce système introduit des nouveautés importantes concernant l’immatriculation des véhicules en France :
- La plaque est désormais attachée au véhicule, à vie
- Le numéro de la plaque n’est plus attaché à un département
- Il ne faut plus changer de plaque en cas de changement de département
- Un identifiant régional apparaît à droite de la plaque. Il est cependant purement décoratif, et son choix est libre
Ces caractéristiques préparent le terrain à la centralisation de l’immatriculation. En bref, à terme les préfectures ne seront plus responsables des cartes grises. De plus, il s’agissait d’anticiper l’épuisement des références FNI, notamment à Paris.

Le numéro d’immatriculation SIV change de format. Il est désormais composé de 2 lettres, 3 chiffres et 2 lettres. Les références sont attribuées séquentiellement. Au début de l’année 2017, dans certains départements les demandes de carte grise ne peuvent plus être faites à la préfecture. La dématérialisation totale des demandes de titres sera effective à l’échelon national d’ici la fin 2017.
En ce qui concerne les anciens numéros FNI, ils cohabitent avec les références SIV. L’État avait prévu dans un premier temps la conversion obligatoire en 2020, pour ensuite se raviser. Le basculement dans le SIV se fait lorsque n’importe quelle formalité est effectuée sur un ancien numéro. Par exemple un changement d’adresse, une demande de duplicata, un changement de titulaire, etc.



Les questions des utilisateurs
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Hervé
8 février 2026
Merci d'avance.
Eplaque
9 février 2026
Nusse
2 janvier 2026
Jean-François
15 janvier 2026
Sinon, pour répondre au message du 1ᵉʳ décembre (je ne vois pas de « bouton » Répondre), la bonne immatriculation est 5053-ZQ1, attribuée dans le département des Vosges à l'été 1932
Eplaque
5 janvier 2026
Nusse
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Eplaque
5 janvier 2026
nusse
2 janvier 2026
Jeancou
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23 avril 2025
Heim
12 mars 2025
Jean-François
15 mars 2025
Eplaque
12 mars 2025
Jean-François
17 mars 2025
Si je ne suis pas trop tard, le registre qui contient cette immatriculation est bien présent aux archives départementales des Bouches-du-Rhône sous la cote « 2 S sup 3 » (comprenant les numéros 670 à 999-MM et 1 à 394-V)
Eplaque
17 mars 2025
Jean-François
15 mars 2025
Jean-François
15 mars 2025
Jean-François
15 mars 2025