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Plaque d’immatriculation verte : 8 ans d’attente à Pékin !

Pékin

Sans justifier les dysfonctionnements entraînés par PPNG, les soucis de l’immatriculation en France devraient faire sourire les Pékinois qui viendraient à en prendre connaissance. Dans la capitale chinoise, ce n’est pas quelques semaines qu’il faut attendre sa carte grise, mais des années. Et même pour ceux qui font l’acquisition d’une voiture verte, l’attente est longue de 8 années !

Des quotas de carte grise qui signifient une attente interminable

A distance, on pourrait avoir l’impression que la Chine est un pays très pollué qui se soucie plus de son économie que de l’environnement. Dans les faits, la situation est quelque peu différente : les autorités prennent des mesures, parfois drastiques, pour tenter de contrôler la pollution. À titre d’exemple, les immatriculations sont fortement restreintes dans les grandes villes telles que Pékin. Dans la capitale chinoise, un quota d’immatriculations est défini chaque année. Et la demande dépasse largement l’offre. Entre 2011 et 2018, le nombre des immatriculations permises chaque année a chuté de 240.000 à 100.000.

En 2019, les autorités pékinoises n’ont pas modifié les quotas : 40.000 plaques d’immatriculation seront disponibles pour des voitures neuves à moteur à explosion, 60.000 pour des véhicules hybrides ou électriques. Vous avez bien lu, à Pékin les véhicules verts représentent 60 % des immatriculations de véhicules neufs. Des chiffres qui feraient pâlir de jalousie les nations à l’avant-garde de l’écologie.

8 ans pour immatriculer une voiture électrique ou hybride

Malgré le coût, les candidats à l’immatriculation d’une voiture verte sont légions. En décembre 2018, ce sont 3 millions de personnes qui se sont portées candidates à l’attribution d’une nouvelle carte grise pour un véhicule classique. Les chances de pouvoir immatriculer un véhicule était de 1/500. L’attribution des immatriculations pour un véhicule à essence se fait par tirage au sort. En ce qui concerne les voitures électriques, le système est différent, il s’agit d’une liste d’attente. En décembre, ils étaient déjà 400.000 inscrits. Cela signifie que si les quotas n’évoluent pas, le dernier de la liste devra attendre 8 ans afin de recevoir son certificat d’immatriculation.

Avec cette politique agressive mise en place depuis 2017, Pékin espère réduire les émissions polluantes des véhicules de 30 % d’ici l’année prochaine.

Des contraintes qui stimulent l’ingéniosité

Avec une telle rareté de la plaque à Pékin, il y a évidemment tout un commerce qui s’est développé. Les autorités ont pris des mesures pour le juguler, mais les Chinois deviennent de plus en plus inventifs. Par exemple, la cession d’une immatriculation n’a été permise que lorsque des liens de parenté unissent les 2 parties. C’est ainsi qu’un système de faux mariages s’est développé afin de permettre à des Pékinois aisés d’obtenir rapidement, mais non sans mal, une carte grise rapide. Divorce, faux mariage, cession, divorce dans la foulée et remariage avec l’épouse d’origine : voilà le parcours du combattant que certains automobilistes n’ont pas hésité à suivre pour ne pas attendre des années avant d’avoir leur véhicule. De quoi faire de l’ANTS une promenade de santé…

 

Posté le 8 février 2019 dans News.

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