Fabrication des plaques d’immatriculation et fraude SIV : la FNA monte au créneau
Publié par Eplaque-2 min de lecture ⏳
Le 21/01/2026

Le système d’immatriculation français est actuellement au centre de plusieurs polémiques. La Fédération Nationale de l’Automobile (FNA) vient d’interpeller officiellement le gouvernement à ce sujet (source). En cause : une absence de traçabilité des plaques et des failles de sécurité dans le Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV). Une situation qui met en péril de nombreux professionnels et favorise la criminalité routière.
Le SIV sous le feu des cyberattaques
Nous avions récemment évoqué une cyber-attaque sur les cartes grises particulièrement inquiétante. Or, les dernières révélations de la FNA confirment que ce n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, des professionnels de l’automobile offrant un service carte grise subissent des attaques informatiques d’une ampleur inquiétante.
Des pirates utilisent des techniques avancées d’hameçonnage pour voler les identifiants des garages habilités. Une fois dans le système, ils éditent des milliers de cartes grises frauduleuses.
Les conséquences sont dramatiques pour les garagistes victimes. L’administration leur réclame des taxes sur des dossiers qu’ils n’ont jamais vus.
⚠️ Ces sommes atteignent parfois des centaines de milliers d’euros, menaçant directement la survie économique de ces entreprises.
Un autre problème majeur : la traçabilité des plaques d’immatriculation
Au-delà du piratage informatique, c’est la fabrication même des plaques qui pose problème. Actuellement, n’importe qui peut commander une plaque d’immatriculationsans prouver son identité ou qu’il est propriétaire. Il n’existe en effet aucune obligation légale de tenir un registre des ventes ou de vérifier la carte grise lors de l’achat.
Chez Eplaque, nous avons pris de longue date l’initiative de réclamer la copie de la carte grise. Mais il s’agit d’une pratique qui est loin d’être suivie par le secteur des fabricants de plaques.
Cette liberté totale facilite le travail des réseaux criminels. Ces derniers utilisent aussi des garages fantômes pour blanchir des véhicules ou circuler en toute impunité. Sans fichier centralisé des demandeurs de plaques minéralogiques, les forces de l’ordre ne peuvent pas remonter à la source d’une plaque falsifiée.
La plaque rose : un premier pas dans la bonne direction
Depuis le 1er janvier 2026, les plaques d’immatriculation roses sont la norme pour les cartes grises WW et W (garage). La date de validité de l’immatriculation se trouve aussi sur la plaque, qui ne passe plus inaperçue, afin de limiter les fraudes. La FNA se félicite de cette réforme, mais il faut poursuivre les efforts pour régler les problèmes en suspens.
Les solutions réclamées par la FNA pour assainir l’immatriculation
Face à l’urgence, la FNA demande des mesures concrètes pour protéger les professionnels et les usagers. Les propositions principales incluent :
- Authentification : mise en place d’une sécurité renforcée pour l’accès au SIV
- Traçabilité : obligation de présenter une pièce d’identité et la carte grise pour fabriquer une plaque
- Fichier : création d’un registre national pour savoir qui a fabriqué quelle plaque
- Protection des professionnels : suspension des prélèvements fiscaux pour les garages victimes d’usurpation
Le gouvernement semble avoir pris la mesure du problème. Un plan de combat contre la fraude à l’immatriculation est en préparation. Il prévoit notamment le déploiement du SIV 2, conçu pour mieux détecter les anomalies et sécuriser les démarches administratives des automobilistes.


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