Carte grise au nom d’un garage fantôme pour échapper aux PV
Publié par Eplaque-2 min de lecture ⏳
Le 14/01/2026

Vous avez peut-être entendu parler de cette astuce illégale qui fait les titres de nombreuses publications. Des milliers de conducteurs utilisent des garages fantômes pour immatriculer leur véhicule. L’objectif est simple mais risqué : devenir invisible aux yeux des radars et ne jamais recevoir d’amendes. En ce début d’année 2026, les autorités passent à l’offensive pour fermer cette brèche administrative.
Qu’est-ce qu’un garage fantôme ?
Un garage fantôme est une société écran, souvent une micro-entreprise, qui possède une existence légale sur le papier mais n’exerce aucune activité réelle autre que la fraude. Ces structures obtiennent ensuite (ou plutôt, obtenaient) une habilitation au Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) pour réaliser des cartes grises. Ou plutôt, des opérations illégales.
Le principe de la fraude est le suivant : le véritable propriétaire du véhicule fait immatriculer sa voiture au nom de ce garage fictif. Lorsqu’une infraction est relevée par un radar automatique, le procès-verbal est envoyé à l’adresse du garage. Comme l’entreprise est une coquille vide ou domiciliée à une adresse fantaisiste, l’amende n’est jamais payée. Et, en prime, le permis du conducteur réel ne fait pas l’objet d’un retrait de points.
La cause du phénomène : une libéralisation de la carte grise mal maîtrisée
Ce phénomène de masse, qui concernerait plus de 250.000 véhicules selon une note de la police judiciaire de septembre 2025, trouve sa source dans la réforme de 2017. À l’époque, l’État a souhaité désengorger les préfectures en confiant l’immatriculation à des tiers de confiance privés.
Cette dématérialisation a permis à environ 34.000 professionnels d’accéder directement au fichier des cartes grises. Malheureusement, le manque de contrôle initial sur la fiabilité de ces entreprises a ouvert une porte monumentale aux fraudeurs. Aujourd’hui, on estime que 10 % à 20 % de ces habilitations sont détournées à des fins frauduleuses. Elles alimentent parfois les réseaux du grand banditisme.
Les mesures de l’État pour stopper la fraude à l’immatriculation
Face à l’ampleur du désastre administratif et financier, le gouvernement a déployé un plan d’action rigoureux. Voici les principales mesures :
- Réforme SIV 2 (en cours) : déploiement d’une nouvelle version du système informatique intégrant des algorithmes de détection automatique des immatriculations massives et suspectes
- Durcissement des habilitations SIV (effectif) : vérification systématique de l’existence physique des locaux et de la solvabilité des entreprises avant tout accès au fichier national, casier judiciaire vierge obligatoire
- Contrôles renforcés des prestataires carte grise : multiplication des audits préfectoraux avec déjà plus de 700 garages contrôlés et des milliers d’habilitations suspendues chaque année
Pourquoi il faut éviter ce genre d’ « arrangement »
Si l’idée de ne plus payer de PV peut sembler séduisante, les risques sont réels. Pour vendre la voiture, il faut une déclaration de cession signée du garage. Que se passera-t-il s’il disparaît ? De plus, les assurances refusent souvent de couvrir les sinistres si l’identité du propriétaire a été dissimulée frauduleusement.
Pour vos démarches, privilégiez toujours des professionnels reconnus et transparents comme Eplaque. Une carte grise en règle reste la meilleure protection pour rouler sereinement.


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