Trottinettes électriques : l’Espagne introduit aussi l’immatriculation obligatoire
Publié par Eplaque-3 min de lecture ⏳
Le 11/02/2026

Le paysage des EDPM évolue rapidement en Europe. Si la France a déjà mis en place un cadre strict, l’Espagne franchit une nouvelle étape décisive. Pour les utilisateurs de trottinettes électriques, l’immatriculation devient aussi obligatoire de l’autre côté des Pyrénées. Voici ce qu’il faut savoir sur cette nouvelle législation et comment elle se compare à nos règles françaises.
Carte grise pour la trottinette électrique : ce qui change en Espagne
La Direction Générale du Trafic (DGT) d’Espagne a instauré une réglementation plus rigoureuse pour les Véhicules de Mobilité Personnelle (VMP). L’objectif est clair : renforcer la sécurité routière et assurer une meilleure identification des engins en circulation.
Depuis le 22 janvier 2026, tous les nouveaux VMP commercialisés en Espagne doivent posséder un certificat de circulation (source : DGT). Cette obligation permet notamment de s’assurer que le véhicule est conforme aux normes d’homologation européennes. De plus, l’assurance est obligatoire pour tous ces véhicules.
Comme en France, la loi ne concerne pas que les trottinettes. Tous les engins électriques de type segway, hooverboard et unicycles doivent s’enregistrer. Cependant, pas question de plaques d’immatriculation. Les véhicules immatriculés recevront un autocollant d’enregistrement comme celui-ci (crédit photo DTG) :

💡L’immatriculation d’une trottinette espagnole coûte 8,67 €.
Calendrier d’enregistrement pour les trottinettes d’occasion espagnoles
Le gouvernement espagnol a prévu une période de transition. Les propriétaires de trottinettes achetées avant le 22 janvier 2024 peuvent rouler sans enregistrement jusqu’au 22 janvier 2027. Après, ils devront se mettre en conformité.
Après cette échéance de 2027, seuls les engins homologués et immatriculés seront autorisés à circuler sur les voies publiques espagnoles.
Et si je vais en Espagne avec ma trottinette de moins de 25 km/h ?
Si vous prévoyez d’emporter en Espagne votre propre engin non soumis à l’obligation d’immatriculation en France pour les vacances, la prudence est de mise après la période de transition (jusqu’au 22 janvier 2027). Le décret royal espagnol ne prévoit aucune exception pour les touristes ou les séjours temporaires. Les problèmes qui se posent :
- Obligation territoriale : la loi s’applique à tout véhicule circulant sur le sol espagnol, sans distinction de la nationalité du propriétaire
- Absence d’accord international sur la tolérance des véhicules étrangers qui ne requièrent pas d’immatriculation
- Obligation d’assurance
- Risque de sanction : vous vous exposez à une amende et à l’immobilisation immédiate de votre trottinette par les forces de l’ordre
Reste à voir quelle sera l’attitude de la police pour ces cas qui restent somme toute exceptionnels. Dans l’attente d’une clarification officielle, nous vous invitons toutefois à la prudence.
💡Pour éviter tout désagrément, privilégiez la location d’une trottinette directement sur place lors de votre séjour dès 2027
France vs Espagne : points communs et différences
L’Espagne rend l’enregistrement obligatoire pour tous les véhicules électriques, même pour une vitesse entre 6 et 25 km/h. En France, la législation est plus souple. Cependant, au-delà de 25 km/h il faut une carte grise classique. Alors qu’en Espagne, il s’agit d’un enregistrement spécifique avec plaque d’immatriculation autocollante spéciale.
Rappel : quels engins doivent être immatriculés en France ?
En France, beaucoup de trottinettes électriques vendues dans le commerce ne nécessitent pas de carte grise (limitées à 25 km/h). Toutefois, l’immatriculation devient obligatoire dans des cas précis :
- Trottinettes rapides : tout engin capable de dépasser par construction la vitesse de 25 km/h
- Homologation route : pour obtenir cette immatriculation, le véhicule doit bénéficier d’une homologation européenne ou d’une réception à titre isolé (RTI) auprès de la DREAL
Cette évolution législative en Espagne pourrait bien préfigurer de futurs débats en France, où des associations demandent régulièrement une identification plus claire des trottinettes pour lutter contre l’impunité en cas d’infraction.


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