Indiquez votre numéro d'immatriculation Je ne le connais pas
Vous êtes ici : Le Blog Eplaque > News > Carte grise en ligne : au tour de la Cour des Comptes d’épingler la réforme

Carte grise en ligne : au tour de la Cour des Comptes d’épingler la réforme

aide carte grise

60 Millions de Consommateurs, les magazines spécialisés dans l’automobile, le Défenseur des Droits… tout le monde s’accorde à fustiger la réforme de la carte grise en ligne, qui a créé plus de problèmes qu’elle en a réglés. Désormais, c’est au tour de la Cour des Comptes d’épingler la réforme à l’occasion d’un rapport commandé par l’Assemblée nationale.

Manque de préparatifs et d’accompagnement

Comme tous ceux qui ont évalué la réforme PPNG, le constat est loin d’être positif. Manque de préparation, d’anticipation, d’accompagnement des usagers : le bulletin de la dématérialisation des demandes de titres est criblé de rouge. Le Défenseur des Droits avait notamment relevé l’insuffisance criante du support, qui aurait dû pouvoir venir en aide aux usagers confrontés à des systèmes mal conçus, ou tout simplement dysfonctionnels.

Fin de la carte grise en préfecture = privatisation de facto des démarches en ligne

Selon la Cour des Comptes, la réforme bâclée de la carte grise en ligne a mené de facto à la privatisation de demande de certificat d’immatriculation. En effet, les usagers n’ont pas des tas d’options. Soit s’entêter auprès de l’ANTS et risquer de se mettre en infraction faute de carte grise délivrée dans les temps, soit se tourner vers un professionnel de la carte grise (garage, concessionnaire, prestataire ou service privé par Internet) pour obtenir son titre, moyennant le paiement de frais de dossier.

D’anciens fonctionnaires ont créé des agences d’immatriculation

Très bien placés pour mesurer la demande engendrée par les lacunes des procédures de l’ANTS, de nombreux anciens fonctionnaires des préfectures ont ainsi créé leur propre agence habilitée pour les démarches d’immatriculation. C’est ce qu’affirme la Cour des Comptes. Selon elle, il s’agit d’une dérive de la transformation numérique.

Des améliorations sont promises

L’État a néanmoins promis que l’ANTS allait continuer, tout au long de l’année 2019, à peaufiner ses démarches afin de gommer les lacunes. Il n’empêche qu’il faudra du temps pour restaurer la confiance. La réforme a tellement été critiquée que de nombreux automobilistes préfèrent débourser quelques dizaines d’euros plutôt que de se lancer dans une demande hasardeuse de carte grise en ligne auprès des services de l’État.

Posté le 27 mars 2019 dans News.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

x

Eplaque.fr utilise des cookies destinés à optimiser votre expérience sur ce site et à vous proposer des offres correspondant à vos centres d'intérêt. En naviguant sur ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies