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Les déboires du propriétaire californien de la plaque « NULL »

plaque null

Si vous avez lu notre article consacré à la plaque d’immatriculation KMBAPPE d’une expatriée française qui vit dans la région de San Francisco, vous savez qu’aux États-Unis il est possible de personnaliser sa plaque moyennant le paiement d’une redevance annuelle. Un expert en sécurité informatique avait cru pouvoir jouer au plus malin en demandant la plaque « NULL », mais au final il est l’arroseur arrosé. Voici pourquoi.

Genèse de la plaque personnalisée NULL

Fin 2016, Joseph Tartaro décide de se faire une plaque personnalisée. Expert en sécurité informatique de profession, il fait une liste des termes de son métier qu’il pourrait faire figurer sur sa plaque minéralogique. Après avoir dressé la liste des possibilités, son choix s’arrête sur « NULL », qui se passe de traduction. Il a l’idée de commander la plaque « VOID » pour sa femme… C’est amusant.

Mais en choisissant le terme NULL, il a également une idée derrière la tête. En langage informatique, NULL correspond au vide, au néant, l’absence de toute valeur. Il se dit qu’avec une telle immatriculation, peut-être que les systèmes de lecture automatique ne reconnaîtront pas sa plaque, et qu’il deviendra donc immunisé face aux PV des radars. Il a expliqué que ce n’était pas sa motivation première, mais qu’il y avait pensé. Il avait d’ailleurs été très étonné que sa demande de plaque « NULL » soit passée comme une lettre à la poste sur le système d’immatriculation en ligne de Californie.

Première année de la plaque, rien à signaler

La première année de cette plaque NULL se passe sans encombre. Par contre, en 2017, un premier problème se présente. Alors qu’il essaie de renouveler sa plaque, cela plante lorsqu’il indique le numéro comme critère d’identification. Par contre, il y parvient via le numéro de la carte grise. Il ne pense plus à cette mésaventure jusqu’au début de l’année 2018.

Les premiers PV arrivent

C’est alors que les premiers PV arrivent. Il reçoit tout d’abord une amende pour non-présence de l’autocollant d’authentification de sa plaque. Il pense que quelqu’un l’a décollé pour l’utiliser sur sa voiture. Vu que ce n’est que 35 $, il ne fait pas de vagues et se décide à payer. Mais après, les PV se succèdent dans sa boîte aux lettres. 37 $ par-ci, 80 $ par là, des 4 coins de la Californie, même dans des villes où il n’a jamais mis les pieds.

Il collectionne les amendes pour stationnement illicite. Son véhicule est tantôt une Honda, tantôt une Mercedes ou une Toyota, alors qu’il roule en Infiniti. Non seulement il reçoit des PV récents, mais aussi pour des infractions très anciennes, remontant parfois à 2014. Soit lorsque son immatriculation n’existait même pas.

Il reçoit les PV de tous les véhicules non identifiés

L’explication est alors devenue logique : à chaque fois qu’un PV est émis lorsque la plaque n’a pu être identifiée, ou que l’agent a oublié de la mentionner, c’est pour lui. Il est devenu l’adresse officielle de « NULL »… Non seulement il reçoit bien ses PV, mais aussi ceux de tous les oubliés de la procédure.

La plupart des amendes ont été émises par une société privée, Citation Processing Center. Mais quand il les a contactés, ils lui ont dit qu’il devait prouver, pour chacun de ces centaines de PV, qu’il n’était pas responsable. Mais pire, après avoir vérifié en ligne et les exemples qu’il avait fournis à la société, il constate qu’elle a changé les données du véhicule responsable (plaque et VIN) pour que les amendes correspondent à son véhicule !

Heureusement, après avoir contacté le Département des véhicules à moteur de la Californie, il a pu annuler la grande majorité des PV. Depuis, il a tout de même décidé de radier sa plaque NULL, malgré 2 PV attribués pour un montant de 140 $. Cela dit, rien ne dit qu’il ne recevra plus de PV.

M. Null confirme : c’est la galère

M. Tartaro a joué avec le feu en demandant une plaque avec cette référence, et il a été bien puni pour cela. Mais pour d’autres, les problèmes de ce terme informatique se manifestent sans qu’ils soient responsables de rien. C’est le cas de Christopher Null, un journaliste qui s’était déjà entretenu des problèmes engendrés par son nom de famille en raison de la numérisation de la société. C’est ainsi qu’il a déjà reçu une carte de crédit qui ne faisait pas mention de son nom de famille, par exemple.

Posté le 21 août 2019 dans News.

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