La purge du SIV va-t-elle créer des retards dans le traitement des cartes grises ?
Publié par Eplaque-5 min de lecture ⏳
Le 31/07/2026

Depuis le 1er août 2026, les règles d’accès au Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) ont radicalement changé. De nombreux professionnels risquent de ne plus remplir les nouvelles conditions. Résultat : ils vont perdre leur habilitation. Mais cette purge, aussi nécessaire soit-elle, soulève une question concrète : va-t-elle provoquer des retards dans le traitement des cartes grises ? C’est la crainte de plusieurs médias. Eplaque, spécialiste de l’immatriculation en ligne depuis 2009, fait le point sur cet épineux dossier.
Ce qui a changé au 1er août 2026
Tout part d’un arrêté publié en juillet 2025. Nous en avions déjà parlé en détail dans notre article sur les nouvelles règles de contrôle d’accès au SIV. Cet arrêté est entré pleinement en vigueur le 1er août 2026. Il impose désormais des conditions beaucoup plus strictes pour obtenir ou conserver une habilitation à traiter des cartes grises en ligne.
Concrètement, 4 grandes obligations s’appliquent désormais à tous les professionnels habilités.
- Ancienneté minimale : le professionnel doit justifier d’au moins 3 ans d’activité
- Renouvellement non automatique : la convention d’habilitation doit être renouvelée expressément, avec un contrôle de conformité
- Volume minimal d’opérations : un seuil annuel d’immatriculations doit être atteint pour conserver l’accès au SIV
- Coffre-fort numérique : chaque opérateur doit archiver les justificatifs dans un système sécurisé accessible à distance par le ministère de l’Intérieur
Ces mesures répondent à un vrai scandale. Entre 2022 et 2024, environ 300 garages fantômes ont fraudé le système d’immatriculation pour un préjudice estimé à 550 millions d’euros. La Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme en mars 2026. A cela, il faut ajouter les nombreux prestataires qui ne respectent pas les règles. L’État a donc décidé d’agir vite et fort.
Pourquoi cette purge risque de créer des retards
Le raisonnement est simple. Moins d’opérateurs habilités signifie moins de points de traitement. Et si la demande reste la même, la pression sur les structures restantes va augmenter. C’est logique.
Des milliers de professionnels mis sur la touche
Tous les professionnels qui avaient une convention avant août 2026 devaient signer un avenant avec leur préfecture. Ceux qui ne l’ont pas fait ont perdu leur habilitation automatiquement. Les structures trop récentes (moins de trois ans), celles qui n’atteignent pas le volume minimal ou celles qui n’ont pas mis en place le coffre-fort numérique sont également exclues.
On peut imaginer que des milliers de garages et agences carte grise se retrouvent aujourd’hui hors jeu. C’est autant de capacité de traitement en moins dans le circuit.
L’ANTS et les CERT déjà sous pression
Quand un particulier ne peut plus passer par un professionnel habilité près de chez lui, il se tourne vers l’ANTS (France Titres). Ces demandes sont examinées par les Centres d’Expertise et de Ressources Titres (CERT).
Or, ces structures sont déjà proches de la saturation. Le rapport France Titres de 2026 révèle qu’il faut en moyenne 16,2 jours pour obtenir une carte grise. Ce délai pourrait encore s’allonger si l’afflux de dossiers augmente sans renforcement des équipes. Le syndicat Mobilians a d’ailleurs réclamé un renforcement urgent des CERT et la création d’une cellule interministérielle anti-fraude. Pour l’instant, ces demandes n’ont pas encore abouti.
Quel impact réel sur les délais carte grise ?
Va-t-on vraiment assister à une détérioration du service ? Selon nous, il est encore trop tôt pour se prononcer. S’il est clair que le nombre d’opérateur va baisser, il est impossible de prédire l’ampleur du phénomène. Et quel pourcentage de ces demandes va atterrir directement à l’ANTS ? Il s’agit d’une autre inconnue. Car en effet, il y a des solutions. Pour les particuliers comme les professionnels, d’ailleurs.
Les solutions concrètes contre les retards carte grise et la perte d’habilitation
Heureusement, des alternatives fiables existent. Que vous soyez un particulier ou un professionnel de l’automobile, il y a une solution adaptée à votre situation.
Pour les particuliers : faire sa carte grise en ligne avec Eplaque
La solution la plus simple et la plus rapide reste de passer par un mandataire agréé en ligne. Eplaque est l’un des pionniers du secteur. La plateforme existe depuis 2009, soit depuis la création du SIV. Elle possède donc largement l’ancienneté et le volume d’activité requis par les nouvelles règles.
Faire sa carte grise avec Eplaque, c’est bénéficier de :
- Facilité : une démarche 100 % en ligne, guidée étape par étape, depuis chez soi
- Rapidité : le dossier est traité par des experts habitués à gérer des milliers de dossiers par an
- Prix compétitifs : des tarifs transparents, sans frais cachés
- Confiance : plus de 32.000 avis clients positifs
- Habilitation solide : une convention à jour avec les nouvelles exigences du SIV
Eplaque intervient en tant que mandataire carte grise. Cela signifie qu’elle effectue toutes les démarches auprès du SIV à votre place. Vous déposez vos documents, Eplaque s’occupe du reste.
💡 Dans un contexte où les délais risquent de s’allonger, passer par Eplaque est une garantie de sérénité.
Pour les professionnels : continuer à proposer ce service grâce au partenariat Eplaque
La purge du SIV touche aussi des professionnels honnêtes. Un garage récent, une agence ne remplissant plus le seuil d’activité, un bureau carte grise sans coffre-fort numérique… Autant de situations qui peuvent mener à une perte ou suspension d’habilitation, sans que cela reflète forcément un manquement grave.
Si vous êtes dans ce cas, tout n’est pas perdu. Eplaque propose un partenariat dédié aux professionnels qui ont perdu leur accès au SIV. Grâce à ce dispositif, vous pouvez continuer à proposer un service de carte grise à vos clients, sans habilitation directe.
Concrètement, Eplaque traite les dossiers à votre place. Vous restez l’interlocuteur de vos clients. Vous maintenez votre offre de service. Et vous vous appuyez sur l’expertise et la solidité d’un opérateur de référence.
💡 Pour en savoir plus sur cette solution, consultez notre page dédiée au refus, perte ou suspension d’habilitation SIV. Vous y trouverez toutes les informations pour rejoindre le réseau Eplaque et continuer à exercer sereinement.
Le SIV 2 : une modernisation attendue, mais pas avant 2027
Au-delà de la purge actuelle, le gouvernement travaille sur une refonte complète du système d’immatriculation. Le projet, connu sous le nom de SIV 2, est prévu pour fin 2027. Il devrait apporter une infrastructure plus sécurisée, plus moderne et plus résiliente face aux tentatives de fraude.
Mais d’ici là, il faut gérer la période de transition. Et cette période, comme nous venons de le voir, n’est pas sans risques pour les délais de traitement. La vigilance s’impose, autant pour les particuliers que pour les professionnels.
En résumé
La purge du SIV est une mesure nécessaire. Elle répond à des années de fraudes massives et de contrôles insuffisants. Mais elle a un coût opérationnel : moins d’opérateurs habilités, plus de pression sur les structures restantes, et un risque réel d’allongement des délais.
Face à cette situation, la meilleure attitude est de ne pas attendre. Si vous avez une démarche de carte grise à effectuer, faites-le maintenant avec un opérateur fiable et habilité. Si vous êtes un professionnel impacté, explorez rapidement les solutions de partenariat disponibles. Eplaque est là pour vous accompagner, quelle que soit votre situation.


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