La plaque d’immatriculation fabriquée par des détenus débarque en Suisse

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Publié par Eplaque - 2 min de lecture ⏳

Le 22/12/2023 - Mis à jour le 05/02/2024

Vous savez probablement qu’aux États-Unis, il est usuel que ce soit des prisonniers qui fabriquent les plaques d’immatriculation. En Europe, cela n’existe pas. Cela va cependant changer à partir du 1er janvier 2024. Un canton a en effet décidé de transférer la production de ces plaques d’immatriculation suisses à un établissement pénitentiaire.

Les plaques suisses du canton de Vaud fabriqué par des détenus

Le canton de Vaud, voisin du Jura, a en effet décidé de confier la création des plaques d’immatriculation VD à des prisonniers. Plus précisément, ce seront les détenus des établissements de la plaine de l’Orbe qui vont fabriquer les 120.000 plaques produites annuellement par le canton. Jusqu’à présent, la production était assurée par des entreprises privées.

La transition est déjà en cours depuis un moment. Les machines nécessaires à la fabrication des plaques vaudoises ont déjà été installées dans les ateliers de la prison depuis quelques semaines. Des plaques minéralogiques ont déjà été fabriquées afin de s’assurer que la relève aura lieu sans accroc. Durant les premières semaines, les autorités vont se pourvoir auprès des 2 entités pour garantir une transition sans accroc.

Les détenus du canton de Vaud au travail

Mais à vrai dire, cette décision n’est que le prolongement d’une démarche qui existe depuis longtemps. Par exemple, les cahiers des écoliers du canton de Vaud sont déjà fabriqués par des prisonniers. Ceux-ci sont également boulangers. Les patients de l’hôpital de Cery et du CHUV mangent, peut-être sans le savoir d’ailleurs, du pain pétri et cuit par des condamnés.

Le Code pénal dit que les détenus en exécution de peine sont astreints au travail. Et que « le travail doit, dans la mesure du possible, correspondre aux compétences de la personne, être valorisant et favoriser la réinsertion socio-professionnelle du détenu. »

Combien gagnent-ils pour fabriquer ces plaques d’immatriculation ? Environ 25 francs suisses par jour (26,5 EUR). Dont 5 qui sont destinés à l’indemnisation des victimes. Pour les 20 francs restants, 15 % est épargné afin de constituer un bas de laine qui sera remis au détenu le jour de sa sortie de prison. Le reste sert à couvrir les dépenses quotidiennes (Internet, télévision, lessive, etc.).

80 % des plaques d’immatriculation américaine sont fabriqués par des prisonniers

Aux États-Unis, la plaque d’immatriculation est une spécialité carcérale. On estime que 80 % des plaques américaines sont fabriquées par des détenus. Par exemple, en Californie, ce sont les prisonniers de la prison de Folsom qui les produisent. Au Nevada, les pensionnaires de la Nevada State Prison s’en chargent. C’est aussi le cas dans le Michigan, dans le Wisconsin, etc.

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