Pourquoi certaines lettres n’apparaissent jamais sur les plaques d’immatriculation françaises ?
Publié par Eplaque-3 min de lecture ⏳
Le 19/10/2026

Avez-vous déjà remarqué que certaines lettres brillent par leur absence sur les plaques d’immatriculation françaises ? Ce n’est pas un hasard. Depuis des décennies, 3 lettres sont volontairement écartées du système. La raison est simple : éviter les confusions avec les chiffres, et empêcher certaines combinaisons choquantes. Découvrons ensemble pourquoi ces lettres sont bannies. Ainsi que l’impact de ces règles sur votre plaque minéralogique.
L’essentiel en 30 secondes
- Trois lettres bannies : le I, le O et le U sont écartés pour éviter toute confusion avec les chiffres
- Une combinaison interdite : le SS, exclu pour des raisons légales et historiques
- Un système automatisé : depuis 2009, l’attribution des plaques se fait sans intervention humaine sur le choix des lettres
Les lettres I, O et U : trois voyelles interdites
Sur une plaque française, vous ne trouverez jamais les lettres I, O et U. Cette règle existe pour une raison très concrète : la lisibilité. Ces trois lettres risquent d’engendrer des confusions. Elles sont donc snobées pour faciliter l’identification des véhicules.
Le I, trop proche du chiffre 1
La lettre I et le chiffre 1 se ressemblent énormément, surtout sur une plaque en mouvement ou photographiée par un radar. Pour éviter toute erreur de lecture, le I a donc été écarté dès les débuts de l’immatriculation en France.
Le O, confondu avec le chiffre 0
Même logique pour le O : sa forme ronde se confond facilement avec un 0. Une mauvaise lecture peut entraîner une verbalisation erronée ou une erreur d’identification du propriétaire. Le gouvernement a donc choisi de supprimer cette lettre du système.
Le U, trop semblable au V
Le cas du U est un peu différent. Cette lettre a été retirée en 1984, car elle était trop souvent confondue avec un V. Notamment sur les procès-verbaux écrits à la main par les forces de l’ordre. Cette suppression s’est faite progressivement, département par département.
Grâce à ces trois exclusions, les plaques actuelles n’utilisent que 23 lettres sur les 26 que compte l’alphabet français.
La combinaison SS, totalement bannie du système
Au-delà des lettres individuelles, certaines combinaisons de deux lettres sont elles aussi interdites. La plus connue est sans doute SS. Cette association rappelle une organisation responsable de crimes contre l’humanité pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le Code pénal français interdit formellement l’exhibition de tels symboles. Le système informatique qui attribue les plaques exclut donc automatiquement cette combinaison, que ce soit dans le bloc de gauche ou dans celui de droite.
D’autres associations évitées par prudence
Du temps du FNI (décentralisé), certaines préfectures avaient aussi choisi d’écarter des combinaisons jugées peu élégantes ou désagréables, sans que la loi ne l’impose. Voici quelques exemples :
- KK : association jugée indésirable par certains services
- PQ : combinaison parfois évitée pour des raisons d’image
- QQ : doublon de lettres peu valorisant
- WC : référence trop évidente à un lieu familier
Ces exclusions restaient facultatives et variaient selon les départements, contrairement à l’interdiction du SS, qui s’applique partout en France.
Le cas particulier d’AZF en Haute-Garonne
Certaines interdictions furent purement locales. En Haute-Garonne, la série AZF n’a jamais été attribuée. Cette décision préfectorale rendait hommage aux victimes de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, survenue le 21 septembre 2001 et qui a causé la mort de 31 personnes.
Un système pensé depuis plus d’un siècle
Ces règles ne datent pas d’hier. Dès les premiers systèmes d’immatriculation du début du XXe siècle, les autorités ont cherché à limiter les confusions entre lettres et chiffres. Pour en savoir plus sur cette longue évolution, consultez notre article sur l’histoire de la plaque d’immatriculation en France, qui retrace les grandes réformes depuis 1901 jusqu’au système actuel.
Comment fonctionne le format actuel des plaques ?
Depuis 2009, la France utilise le Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV). Chaque plaque comporte sept caractères, répartis selon le modèle AA-123-BB : deux lettres, trois chiffres, puis deux lettres. Cette combinaison est attribuée automatiquement et à vie au véhicule. De plus, il n’y a pas de possibilité de choix pour le propriétaire.
Pourquoi ce format réduit-il le nombre de combinaisons possibles ?
En excluant le I, le O et le U, ainsi que les séries SS et WW, le nombre total de combinaisons diminue fortement. Il reste néanmoins plus de 277 millions de plaques possibles, un chiffre largement suffisant pour couvrir les besoins du parc automobile français pendant encore de nombreuses années.
Et quid de la couleur de la plaque ?
La loi encadre bien plus de choses que les lettres. La couleur de la plaque d’immatriculation répond elle aussi à une réglementation précise. Le fond doit être blanc et rétroréfléchissant, avec des caractères noirs non réfléchissants. Seuls certains véhicules spécifiques, comme les voitures de collection ou les véhicules diplomatiques, bénéficient de couleurs différentes.







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