Une mégapole envisage de bannir les immatriculations de motos thermiques dès 2028
Publié par Eplaque-2 min de lecture ⏳
Le 15/04/2026

New Delhi étouffe sous une pollution terrible. Pour purifier son air, la capitale indienne propose une mesure radicale. Le gouvernement local souhaite interdire l’immatriculation de tout nouveau deux-roues à moteur thermique d’ici 2028, selon India.com. Entre aides financières et craintes des usagers, cet article explore les coulisses de cette révolution électrique.
Le contexte : une urgence sanitaire
En France, on a le système Crit’air pour limiter la pollution dans les villes. Ailleurs, les niveaux de pollution sont parfois bien plus alarmants. Si bien qu’ils commandent des actions plus radicales. La situation environnementale à New Delhi est critique. Les transports contribuent à près de la moitié des émissions de particules fines. Et les deux-roues représentent environ 67 % de la flotte de véhicules qui circulent dans la capitale indienne.
Face à ce constat, le gouvernement a publié le projet Delhi Electric Vehicle (EV) Policy 2.0. Ce plan s’étalera de 2026 à 2030. L’objectif est simple mais ambitieux. Il s’agit d’accélérer massivement l’adoption des véhicules propres pour garantir le droit constitutionnel à un air sain.
Une mesure drastique pour 2028 : plus de carte grise pour les motos thermiques
La proposition phare de ce document est sans appel. Dès le 1er avril 2028, seule l’immatriculation de deux-roues électriques sera autorisée dans la capitale. Cela signifie qu’il sera impossible de faire une carte grise moto ou scooter à essence neuf après cette date. Les normes d’émission n’ont aucune importance, il s’agit d’un bannissement total.
💡 Cette règle s’appliquera également aux rickshaws, aux livraisons et aux plateformes de mobilité comme Uber ou Zomato dès 2027.
La ville espère ainsi supprimer rapidement les moteurs à combustion de son paysage urbain.
Les aides financières pour faciliter la transition
Pour faire passer cette pilule difficile, les autorités prévoient un budget colossal de près de 4 milliards de roupies (36 millions d’euros environ). Plusieurs mesures incitatives sont proposées :
- Subsides à l’achat : une aide directe de 10 000 roupies par kWh de batterie la première année, limitée à 30 000 roupies par deux-roues
- Fiscalité avantageuse : une exonération totale de la taxe de route et des frais de dossier pour l’obtention d’une carte grise moto électrique
- Prime à la casse : une prime de 10 000 roupies pour ceux qui choisissent de mettre à la casse leur ancienne machine thermique
- Dégressivité : des aides qui diminuent chaque année pour inciter les habitants à changer de véhicule le plus rapidement possible
Les craintes légitimes des habitants
Malgré ces incitations, la population reste inquiète. Passer à l’électrique ne se fait pas sans contraintes. Les usagers soulignent plusieurs points de blocage :
- Infrastructure : le manque cruel de stations de recharge de New Delhi
- Coût initial : le prix d’achat d’un scooter électrique reste souvent plus élevé qu’un modèle à essence classique
- Autonomie : la peur de tomber en panne lors des longs trajets quotidiens dans les embouteillages monstres de la ville
- Viabilité : l’incertitude de la durabilité des batteries face aux chaleurs extrêmes de la capitale indienne


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