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Vitres teintées à plus de 30 % : la verbalisation se fait au pifomètre

Equipe Eplaque

Publié par Eplaque

Posté le 13 janvier 2017 - 1 min de lecture ⏳

Volvo blanche

Nous vous en parlions dans un long article détaillant les changements 2017 du paysage automobile en douce France : désormais, les vitres teintées à plus de 30 % (ou à transparence inférieure à 70 %, c’est selon…) sont désormais interdites à l’arrière. On sait désormais comment la verbalisation aura lieu. Le titre annonce la couleur,

Cela signifie-t-il que la maréchaussée a été dotée d’un « teintomètre » (ou transparomètre, selon l’école… à vrai dire le terme adéquat est « photomètre »). Que nenni, c’est grâce à un autre dispositif, le pifomètre, que la verbalisation aura lieu. Un système qui présente l’avantage d’être gratuit, mais pour la fiabilité des petits soucis sont à prévoir !

Pourtant, l’association des professionnels du film pour vitrage avait démontré, à l’occasion d’une conférence de presse organisée en mai de l’année dernière, qu’il est impossible à l’œil nu de savoir si une vitre teintée respecte la loi ou pas. Elle a beau avoir tenté de faire obstruction légalement à la loi, rien n’y fut.

Une loi motivée, mais dont l’application est inique

Il y a de bonnes intentions derrière cette loi : pouvoir voir l’attitude d’un conducteur, c’est pouvoir anticiper ses réactions (ou leur absence). C’est aussi permettre aux policiers de voir ce qui se passe dans un habitacle avant d’interpeller, ce qui n’est pas un luxe dans le contexte terroriste que nous connaissons. Faute de matériel, le législateur a décidé que c’était à l’agent de juger si le seuil des 30 % est dépassé ou pas.

Des PV illégaux ?

Pour infliger un PV pour excès de vitesse, du matériel homologué en ce sens doit être utilisé. Pourquoi en irait-il autrement pour les vitres teintées ? Selon Me Josseaume, il n’y a aucun doute : « Sans appareil de mesure, la verbalisation n’est pas régulière ». Au Québec, la police est équipée d’un appareil, mais celui-ci n’est pas suffisamment précis.

On peut donc s’attendre à une flopée de contestations dans l’attente d’une solution réelle, à savoir l’homologation d’un photomètre qui puisse être utilisé par la police et les centres de contrôle technique.

Une question ? Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.