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Plaque d’immatriculation : le privé transmet-il des données à l’État ?

lapi près d'un mall

Cette nouvelle, en provenance d’outre-Atlantique, fait grand bruit : selon l’EFF (Electronic Frontier Foundation), des centres commerciaux californiens fourniraient à l’État fédéral américain des données concernant les numéros de plaque d’immatriculation qui vont et viennent sur leur aire de stationnement.

Cette affaire alerte une fois de plus les associations de protection de la vie privée. Elle pose bien des questions sur les données compilées par les sociétés privées avec les LAPI (lecteur automatique de plaque d’immatriculation). La crainte que ces données soient utilisées à des fins autres que la gestion des parkings et de la sécurité sur ceux-ci refait donc surface.

Comment ces numéros de plaques minéralogiques sont communiqués à l’immigration et aux douanes

Ce ne sont pas les centres commerciaux qui fournissent directement les données à l’immigration et aux douanes américaines. Le groupe immobilier Irvine Company, qui gère un parc immobilier important aux États-Unis, transmettrait ces données à la société Vigilant Solutions, une entreprise active dans le domaine de la surveillance et qui fait également partie des fournisseurs de l’État américain. Un accord aurait été signé cette année entre les 2 sociétés concernant la transmission des données concernant les plaques minéralogiques des véhicules fréquentant les centres commerciaux du groupe, compilées par les LAPI. Ce serait ensuite Vigilant Solutions qui fournirait ces informations à l’État.

Les protagonistes bottent en touche

Du côté de l’État, on a déclaré ne pas vouloir créer une base de données rassemblant les informations compilées par les lecteurs automatiques de plaque d’immatriculation. Elle n’a néanmoins pas formellement démenti la réception de ces données. Vigilant Solutions à quant à elle qualifié le rapport d’inexact. Un mot lourd de sens, car inexact ne signifie pas faux…

Sans connaître les détails, on peut donc en conclure qu’il y a probablement un fond de vérité. De quoi conforter dans leur idée les citoyens qui préviennent que l’on se dirige lentement mais sûrement vers une société orwellienne.

Photo d’illustration sans rapport avec les faits

Posté le 18 juillet 2018 dans News.

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