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Les dangers du lecteur automatique de plaques d’immatriculation (LAPI)

LAPI ou lecteur automatique de plaques d'immatriculation

Le LAPI, ou lecteur automatique de plaques d’immatriculation, est un outil de plus en plus utilisé par les polices du monde entier pour surveiller à la volée les véhicules qui circulent sur nos routes. Tantôt pour identifier les véhicules volés et les personnes recherchées, résoudre des crimes ou encore coincer les voitures en défaut d’assurance. Voilà pour le côté utile de la technologie. Mais celle-ci, comme nous allons le voir, a aussi son côté obscur.

Les défendeurs du respect de la vie privée estiment que cette technologie est intrusive bafoue la présomption d’innocence. Les partisans du lecteur automatique de plaques d’immatriculation rétorquent de leur côté que si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à craindre le LAPI.

Les dérives malheureusement concrètes du LAPI

De nombreux cas documentés montrent cependant que la technologie LAPI est parfois utilisée de façon abusive. Par exemple, aux États-Unis :

  1. Un officier de police a plaidé coupable après avoir été accusé d’extorsion. Grâce à son lecteur automatique de plaque d’immatriculation, il récupérait les données de propriétaires de véhicules garés à proximité d’un bar fréquenté par la communauté homosexuelle pour faire chanter leur propriétaire.
  2. La DEA (les stups américains) a envisagé l’utilisation du LAPI pour surveiller les personnes se rendant à des salons dédiés à l’armement. Le simple fait de visiter une telle manifestation publique les aurait fichés à la DEA.
  3. Une équipe des forces spéciales a fait irruption dans la maison d’un habitant du Kansas, où il vivait avec sa femme et ses 2 enfants de 7 et 13 ans, sur base de la surveillance par lecteur automatisé de plaques d’immatriculation d’un… magasin de jardinage. L’homme fut tenu en respect pendant 2 heures sous la menace d’une arme alors que la police fouillait sa maison, à la recherche de plantations de marijuana. La police n’a rien trouvé de suspect.

Mais il y a pire…

Si cela fait froid dans le dos, il y a pire. Du côté de New York, la Mairie se prépare à déployer le plan Vigilant, qui va exploiter de fond en comble la base de données générée par les LAPI du NYPD ainsi que le réseau de télésurveillance de Big Apple. Toutes les données sont conservées pendant 5 ans, ce qui signifie que les autorités sont en mesure de reconstituer les allées et venues de chaque citoyen, et pas qu’à New York. Le système est tellement perfectionné qu’il permet d’identifier les numéros de plaques qui sont régulièrement à proximité l’une de l’autre, prédire où se trouve un véhicule à tel jour et heure, etc.

D’un clic de souris, la police peut savoir qui se trouve à une réunion politique, à une manifestation, près d’une mosquée, etc. Avec le risque de se retrouver, comme ce jardinier amateur innocent, accusé de crimes pour la simple raison de s’être trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment.

Posté le 1 février 2016 dans News.

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